blandine costaz en résidence d’écriture

Textes en l’air accueille en résidence d’écriture à Saint-Antoine-l’Abbaye l’auteure Blandine Costaz, du 10 au 17 décembre 2015, du 29 février au 19 mars et du 18 au 29 juillet.

blandine costaz, auteure accueillie en résidence d'écriture à Saint-Antoine-l'Abbaye en 2016 par Textes en l'air --- photo-dr Blandine Costaz a joué sur des scènes allemandes, suisses, italiennes et françaises. En Allemagne, elle a travaillé aussi bien dans le théâtre off – Sophiensaele, Tacheles – qu’au Deutsches Theater. Elle collabore régulièrement avec des metteurs en scène basés en Suisse (Mathieu Bertholet, Marc Liebens, Denis Maillefer, Gabriel Alvarez et bien d’autres). C’est l’opéra-cabaret Mack is coming back qui lui permet de jouer et de chanter pour la première fois avec le compositeur italien Bruno de Franceschi, ainsi que de faire ses premiers pas sur les scènes de Parme et de Turin (Teatro Due, Teatro Stabile). En tant qu’auteur, sa première pièce, Veilleuse (revenez demain), a été créée en Suisse en 2012 par la compagnie Mladha. Le texte est réédité en 2016 aux éditions Les Cygnes sous le titre Revenez demain. En France, la première lecture publique a lieu au théâtre du Rond-Point au mois de juin 2013 sous la direction de Jacques Osinski. En janvier 2016, elle est mise en scène par Laurent Fréchuret à l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône puis est jouée au théâtre du Rond Point.

Le projet d’écriture

 le dieu-dictionnaire
Les affrontements et la nostalgie de ce qui a disparu. Des territoires en train d’être construits tandis que d’autres sont défendus alors qu’ils n’existent plus. Ce que des personnages cherchent : le maintien de l’ordre établi, la démolition de ce qui est factice, l’envie de ne plus y croire et de parfois tout de même y croire encore un peu parce que sinon, il reste quoi si on appuie sur la touche tabula rasa.
Des gens pas forcément toujours sympathiques, pas toujours forcément défendables mais avec une nostalgie d’un monde autre, rêvé, passé, fini. D’un ailleurs.
Comment vivre ensemble ? Comment défendre autre chose que son seul territoire ? Qu’il soit physique, familial ou simplement idéologique. Comment défaire la chaîne des idéologies s’opposant les unes aux autres ? Comment sortir de cette pensée du Ici, c’est chez moi, tu n’y as pas ta place parce que c’est chez moi ? Comment faire ça ? Pourquoi dire Tu as raison plutôt que C’est la vérité.
Toutes ces questions seront expérimentées par des personnages de diverses natures : une pyromane, un communautariste, un homme du monde, une noble déclassée héritière en devenir, un sauveur volontaire adorateur de musées et peut-être même par d’autres. Les territoriaux et les déterritorriaux se mêleront, s’affronteront tout en faisant semblant de ne pas le faire (sinon, ce serait trop simple).
L’arme principale sera le langage. Fuite, esquive, corps à corps, chausses-trapes, tout est permis. Il n’est pas exclu que des allumettes s’invitent à un moment ou un autre de la pièce.
Reste une question : est-ce qu’il y aura du sentiment ? Ça n’est pas exclu.