Résidence 2012

Vas-y, traverse !

 

festival isere theatreL’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhomme – une corde sur l’abîme. Il est dangereux de passer de l’autre côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière, dangereux de frissonner et de s’arrêter. Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer en l’homme c’est qu’il est un passage et non une chute.

J’aime ceux qui ne savent pas vivre à moins de se perdre car ce sont ceux qui passent sur l’autre rive.          Friedrich Nietzsche | Ainsi parlait Zarathoustra

 

Nous sommes entrés depuis quelques années dans la civilisation du « gilet jaune ». On doit se protéger de tout, le risque est partout, la peur est devenue l’argument de campagne des politiques, assureurs, banquiers, économistes, journalistes et autres marchands de sécurité.

Alors « Vas-y, traverse ! » Comme une incitation, une injonction à faire le pas, à mobiliser son courage, ses forces, son talent, à se dépasser, au risque de tout perdre ; car il ne suffit pas d’être né pour être vivant !

« Vas-y, traverse ! » pas d’autre choix pour l’Homme que de traverser entre deux néants… et faire la nique au destin.

« Vas-y, traverse ! » et prends le risque d’aller trop loin, sinon comment sauras-tu jusqu’où il t’est possible d’aller ?

vas-y, traverse !

et toi, c’est quoi ta traversée ? tu viens d’où ? tu vas où ?

Cette question de la traversée s’est posée dans deux lieux isérois en apparence diamétralement opposés : la Villeneuve à Grenoble et le village de Saint-Antoine-l’Abbaye, dans le Sud Grésivaudan.

la villeneuve de grenoble

C’est un quartier du sud de Grenoble qui fut créé en 1972. La volonté municipale de l’époque était d’expérimenter la mixité sociale dans un environnement innovant sur le plan de l’urbanisme, de l’éducation, de la santé, de l’implication de ses habitants et de l’implantation d’un tissus associatif très dense.

À partir de 1983, la nouvelle municipalité va considérer la Villeneuve comme un quartier d’accueil privilégié des populations en difficulté, entraînant de ce fait un certain retrait des classes moyennes sur lesquelles reposait en grande partie l’ambition d’ouverture sociale.

Aujourd’hui, la Villeneuve ce sont 11 000 habitants de 40 nationalités différentes pour 4 200 logements dont 50% en habitat social.

le village médiéval de saint-antoine-l’abbaye

L’histoire de ce village est intimement lié à Saint Antoine l’Egyptien dont les reliques, ramenées du temps des croisades, auraient eu la vertu de guérir le « Mal des ardents ». Dès le XIIème siècle, les Hospitaliers accueillent pèlerins et malades et organisent les premiers « hôpitaux civils ». L’abbaye, de style gothique flamboyant, est un vestige prestigieux de cette grandeur passée.

Aujourd’hui, Saint-Antoine-l’Abbaye est un village rural de 980 habitants répartis en 350 familles, pour la plupart originaires du cru.

L’auteure invitée en résidence cette année a été confrontée à différentes traversées : québécoise, elle est passée d’un continent à l’autre, d’un pays francophone à un autre. Puis, arrivée en Isère, d’un environnement urbain à un environnement rural, d’une utopie sociale et urbaine à une utopie spirituelle…

A la rencontre des populations de la Villeneuve et de Saint-Antoine-l’Abbaye, Marilyn Perreault s’intéresse aux trajectoires, aux parcours, aux traversées de chacun, ces traversées qui construisent l’individu.

 

L’auteur en résidence

Marilyn Perreault a une double casquette d’auteure et de comédienne.

Marilyn Perreault, l'auteure en résidence d'écriture 2012 - photo : m.dussaultDès sa sortie du Collège Universitaire de Saint-Hyacinthe au Québec, après des études d’interprétation théâtrale, Marilyn Perreault a joué dans plusieurs productions du DynamO Théâtre de Montréal dont Lili, Le Grand Méchant Loup et Faux Départs. En 2005, elle est nominée pour le prix d’interprétation féminine aux Masques de Montréal pour son rôle dans Faux Départs. Au théâtre, elle jouera également dans Les Apatrides, La cadette et La robe de Gulnara au Théâtre I.N.K., 8 femmes des Productions Jean-Bernard Hébert, La migration des oiseaux invisibles avec la Compagnie Mathieu, François et les autres…, À quelle heure le punch ? et Britannicus Now.

Tout en exerçant son métier de comédienne, Marilyn Perreault écrit. Sa première pièce, Les Apatrides, est publiée chez Dramaturges Éditeurs. Elle est tout d’abord montée en 2003 par le Théâtre I.N.K. qui remportera, pour cette création, le prix de Révélation de l’année aux Masques. Elle est ensuite reprise en 2005 au Festival Trans-Amériques de Montréal.

Sa deuxième pièce, Roche, papier, couteau…, est publiée chez Lansman. Elle sera mise en scène et jouée en 2007 par le Théâtre I.N.K. Sa troisième pièce, Britannicus Now, est également publiée chez Lansman et a obtenu le Prix Louise-La Haye en 2011. Elle sera montée la même année par le Théâtre du Double signe.

Egalement dialoguiste, elle a travaillé sur les productions Les dinosaures ne savent pas lire et La montagne qui marche au Théâtre de la Dame de Cœur, à Upton.

Marilyn Perreault est également cofondatrice et codirectrice artistique du Théâtre I.N.K. à Montréal, depuis 2002.

Le Blog de Marilyn Perreault en résidence entre la Villeneuve de Grenoble et Saint-Antoine-l’Abbaye

Textes publiés

Britannicus Now, Lansman Éditeur, 2011

Roche, papier, couteau…, Lansman Éditeur, 2007

Les Apatrides, Dramaturges Éditeurs, 2005

Dialogues créés au théâtre

La montagne qui marche, Richard Blackburn, 2009

Les Dinosaures ne savent pas lire, Yves Simard, 2007

LES LECTURES PUBLIQUES

 

espace 600 – villeneuve de grenoble

vendredi 8 juin à 19h30 – lecture des Apatrides

le grand séchoir – vinay

jeudi 14 juin à 19h – lecture suivie d’une dégustation de produits locaux

marilyn perreault et sébastien joanniez en lecture publique au grand séchoir

Une lecture à deux voix, en duo avec Sébastien Joanniez, auteur rhônalpin associé au festival en 2011.

marilyn perreault et sébastien joanniez en lecture publique au grand séchoirmarilyn perreault et sébastien joanniez en lecture publique au grand séchoirmarilyn perreault et sébastien joanniez en lecture publique au grand séchoir

 

le baz’art des mots – hauterives

samedi 16 juin à 18h – lecture de Britannicus now

marilyn perreault en lecture publique au baz'art des mots

marilyn perreault en lecture publique au baz'art des motsmarilyn perreault en lecture publique au baz'art des mots

la galicière – chatte

vendredi 22 juin à 20h30 – lecture de Roche, papier, couteau…

marilyn perreault en lecture publique à la galicière

marilyn perreault en lecture publique à la galicièremarilyn perreault en lecture publique à la galicière 

LES ATELIERS D’ÉCRITURE

Chaque année, la présence d’un auteur de théâtre est l’occasion d’organiser des ateliers d’écritures permettant à tout un chacun de s’initier (ou de se perfectionner) la plume…

atelier d'écriture au Grand Séchoir avec Marilyn Perreault - textes en l'air 2012Cette année, autour du thème de la traversée de vie, Marilyn Perreault a proposé un atelier d’écriture, d’échange et de création sur deux journées, au Grand Séchoir, à Vinay, les samedis 23 et 30 juin derniers.

La Nuit Blanche de l’Écriture

Marilyn Perreault animera également, avec Sébastien Joanniez, auteur invité en résidence en 2011, la Nuit Blanche de l’Écriture qui se déroulera dans la nuit du samedi 28 juillet.

Le concept ?

Des écrivants s’immergent jusqu’à l’aube dans la vie nocturne du Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye avec deux auteurs, Marilyn Perreault et Sébastien Joanniez.

réveil textuel au matin de la nuit de l'écriture lors du festival textes en l'airAu petit matin auteurs et spectateurs se retrouvent pour un petit déjeuner/lecture dans le jardin du palais abbatial.

 

Les rencontres avec les scolaires

 

Deux classes, l’une de Saint-Antoine-l’Abbaye, l’autre de la Villeneuve de Grenoble, ont mené dans un premier temps un travail de correspondance à la fois entre elles et avec Marilyn Perreault. Une correspondance qui a porté tout à la fois sur les œuvres de l’auteure et sur le thème de la traversée, fil rouge de la résidence.

les élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreault

les élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn PerreaultEnsuite, ce fut le temps de la rencontre avec l’auteure et d’une première exploration de l’écriture théâtrale.

Enfin, dernière étape, une journée mémorable réunissant les deux classes et Marilyn sur et entre les berges de l’Isère avec au programme un atelier d’écriture collectif sur le Bateau à Roue et la visite du Jardin des Fontaines Pétrifiantes.

Cette résidence a été en partie financée par le centre national du livre.

les élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn PerreaultUn grand merci au Bateau à Roue Royans-Vercors de Saint-Nazaire-en-Royans qui a offert la croisière et la visite du jardin aux deux classes.

les élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreaultles élèves de Saint-antoine et ceux de la Villeneuve de Grenoble, lors de la rencontre sur le Bateau à Roue avec Marilyn Perreault

 

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